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La faillite est une procédure juridique qui peut alléger le fardeau d'endettement des débiteurs honnêtes mais malchanceux. Lorsque vous êtes en faillite, aucun créancier non garanti ne peut faire une saisie de votre salaire ou intenter une procédure en recouvrement contre vous.
Toutefois, la faillite n'a pas d'incidence, de façon générale, sur les droits des créanciers garantis, c'est-à-dire ceux qui ont une sûreté valide sur un bien vous appartenant, notamment une voiture ou une maison.
Vous ne pouvez déclarer faillite que par l'intermédiaire d'un syndic de faillite, c'est-à-dire une personne titulaire d'une licence du Bureau du surintendant des faillites (BSF) pour administrer la procédure de faillite.
Remarque : Votre propre faillite ne modifie rien sur les obligations des personnes ayant cautionné ou garanti un prêt pour votre compte. Votre conjoint, par exemple, peut être tenu responsable des dettes engagées conjointement avec vous. Il est par conséquent important de mettre le syndic au courant des dettes contractées conjointement.
Pour trouver un syndic dans votre région, consultez les Pages Jaunes en ligne et tapez les mots-clés « syndic de faillite ».
Le syndic évaluera votre situation financière et vous expliquera les avantages et les conséquences des différentes solutions qui s'offrent à vous pour résoudre vos difficultés financières.
Le syndic préparera les documents nécessaires et les déposera auprès du Bureau du surintendant des faillites. Vous serez alors officiellement déclaré en faillite. À partir de ce moment-là, le syndic traitera directement avec vos créanciers.
Une fois que vous êtes failli :
Le syndic vend ensuite tous vos biens, sauf ceux visés par une exemption prévue par les lois provinciales et fédérales, et en conserve le produit en fiducie pour le répartir entre vos créanciers. Vous devez céder tous les biens que vous possédez de même que ceux acquis avant la libération de votre faillite.
Une fois que vous avez déclaré faillite, vous ne pouvez plus disposer des biens cédés au syndic.
Au cours de la faillite, vous êtes également tenu d'effectuer des versements à votre syndic en vue de leur répartition entre vos créanciers.
Le syndic détermine le montant que vous serez tenu de payer. Il calcule le montant en tenant compte de votre revenu total, des normes régissant le revenu émises par le BSF et de votre situation personnelle ainsi que de votre situation familiale.
Le syndic préviendra tous vos créanciers de votre faillite. Selon l'ampleur prévue de l'actif de faillite et si des créanciers ou le BSF le demandent, il peut y avoir une assemblée des créanciers.
L'objet de cette assemblée est
Après avoir déclaré faillite, vous pouvez être interrogé sous serment par un représentant du Bureau du surintendant des faillites. L'objet de l'interrogatoire est de vous poser des questions, en votre qualité de failli, concernant votre conduite, les causes de la faillite et la disposition − aliénation − de vos biens.
L'objet des séances de conseils financiers est de vous aider à analyser et à comprendre les causes de votre faillite. Ces séances vous fourniront de l'information qui vous aidera à gérer à l'avenir vos affaires financières.
Dans certains cas, le syndic prépare un rapport concernant votre demande de libération. Ce rapport décrit votre situation financière et présente une analyse des éléments suivants :
Vous serez libéré d'office neuf mois après le dépôt de la faillite si vous répondez aux critères suivants :
Si vous êtes tenu d'effectuer des paiements au titre du revenu excédentaire, vous ne serez admissible à la libération d'office qu'après avoir versé une partie de votre revenu excédentaire à l'actif de la faillite pendant 21 mois.
Dans le cas d'une deuxième faillite, si vous ne devez pas effectuer de paiements au titre du revenu excédentaire, vous serez libéré d'office 24 mois après la date de la faillite. Si vous devez effectuer des paiements, vous ne serez admissible à la libération d'office qu'après avoir versé une partie de votre revenu excédentaire à l'actif de la faillite pendant 36 mois.
Faillites déposées avant le 18 septembre 2009
Dans de nombreux cas, une personne qui en est à sa première faillite se voit accorder d'office la libération neuf mois après le dépôt de la faillite, à moins qu'un créancier, le syndic ou le BSF ne s'y oppose.
Si on vous accorde une libération d'office, il n'y a pas d'audience au tribunal et le syndic vous envoie copie de votre certificat de libération.
Pour ceux qui ont fait faillite auparavant ou qui ne sont pas admissibles à la libération d'office, le syndic saisit le tribunal afin que soit entendue la demande de libération. (Cette demande doit être effectuée au plus tard un an après la date du dépôt de la cession de faillite.)
Si vous obtenez une libération d'office, il n'y a pas d'audience du tribunal et le syndic vous fait parvenir une copie de la libération.
Pour les débiteurs qui ne sont pas admissibles à la libération d'office, le syndic saisit le tribunal afin que soit entendue la demande de libération.
Au moment de l'audience, le rapport du syndic sert à informer le tribunal des circonstances entourant la faillite.
Le tribunal choisit l'une des formes de libération suivantes :
Une fois que vous êtes libéré de la faillite, vous êtes libéré de l'obligation légale de rembourser les dettes que vous aviez à la date de la faillite, sauf certains types de dettes, à savoir :
Mentionnons que la faillite ne modifie en rien les obligations des personnes ayant garanti ou cautionné un prêt pour votre compte.
Pour toute question concernant la procédure de faillite, contactez-nous au numéro suivant : 1-877-376-9902 (numéro sans frais).
Si vous estimez que la procédure a été gérée de façon insatisfaisante ou que vous avez subi un préjudice, contactez-nous au numéro suivant : 1-877-376-9902 (numéro sans frais). Le BSF tient un registre de toutes les plaintes et peut enquêter sur toute plainte émanant d'un débiteur ou de toute autre personne.